J'ai ouvert ce livre innocemment, ignorant l'avalanche d'émotions qui dévalait la colline vers moi à chaque page tournée. Je l'ai lu presque d'une traite et je vous exhorte à faire de même si vous le pouvez. Totalement captivant, très original, doucement dévastateur.
Le livre s'ouvre sur Isaac, un homme au bord du précipice lors du pire matin de sa vie. Au plus profond de son désespoir, il est attiré dans les bois par le son d'un cri. Il découvre que la source du son est un œuf de soixante centimètres de haut, étrangement anthropomorphique… Il ramène l'œuf chez lui et nous vivons aux côtés des deux tandis qu'Isaac donne un sens à son chagrin et s'habitue à la vie avec son nouveau compagnon.
Je sais, le postulat est inhabituel, mais accrochez-vous. Les fans de science-fiction risquent d'être déçus car ce n'est pas tout à fait l'histoire d'un extraterrestre essayant de rentrer chez lui, à la manière d'E.T. C'est cependant une belle et tragique exploration de la solitude du chagrin, où personne ne peut vous sauver sinon vous-même.
Dans son premier roman, Bobby Palmer aborde les sujets les plus sombres de la manière la plus captivante : avec humour, sensibilité et espoir. C'est une histoire à laquelle mon esprit revient sans cesse, bien après que les larmes que j'ai versées aient séché.